Qui suis-je ?

Vincent Zimmermann  

Le 22 juin 1955, tard dans la nuit, le 'Ryndam', paquebot de la Holland America Line, en provenance de Southampton en Angleterre accoste à Québec, non loin du Château Frontenac. Le lendemain matin, le 23 juin 1955, parmi les voyageurs de retour et les immigrants qui découvrent l'Amérique, Joseph Zimmermann, 29 ans, horloger français originaire de la Lorraine, travaillait depuis plus de trois ans chez Cartier à Londres et sa femme Raymonde Raimbault, 23 ans, française originaire du Berry, fille de Constant Raimbault, jardinier du château du comte Jean de Rancourt de Mimérand, débarquent avec leurs deux premiers enfants, Michel, bientôt 2 ans, et Marc, 8 mois.

Après avoir travaillé quelques temps chez Oméga à Québec dans des conditions difficiles, Joseph se met à son compte le 17 septembre 1957. Il installe dans la fenêtre de son salon situé en demi sous-sol au 387, 25e rue à Limoilou, un panneau blanc avec écriture en noir : 'Horloger français - Travail très soigné'. Raymonde donne naissance à Monique le 27 mars 1956, puis à Éric le 24 janvier 1962. Elle trouvera aussi l'énergie pour ouvrir la première horlogerie-bijouterie dans les Galeries Saint-Jean, sise rue Saint-Jean dans le Vieux Québec, le 2 juillet 1963. Un premier voyage à Paris lui permet d'importer des médailles, des chaînes, des alliances et des broches en or 18k et en argent proposées par les meilleurs fabricants français. Le respect des clients, la qualité des montres, des horloges et des bijoux, la fierté du travail bien fait sont toujours présents à l'esprit de Joseph et Raymonde. Joseph obtiendra en 1968 le titre de 'Meilleur Ouvrier de France' en horlogerie pour la réalisation à la main d'une grande partie des pièces d'une montre de poche. L'association des 'Meilleurs Ouvriers de France' compte plus d'une centaine de métiers différents.

En 1971, Raymonde propose à mon oncle Marc l'apprentissage de l'horlogerie à Besançon et à mon père l'apprentissage de la bijouterie-joaillerie à Paris. L'idée d'apprendre à 18 ans la fabrication des bijoux et de vivre à Paris, ville lumière, lui sourit immédiatement. il doit à mes grand-parents le sens du travail bien fait et le respect de la parole.

Il commence son apprentissage à Paris en 1971 à l'école de Bijouterie-Joaillerie-Orfèvrerie (B.J.O.) de la rue du Louvre. Deux années plus tard, grâce à deux excellents professeurs, M. Dumoutier et M. Chapuis, il termine premier au classement général.

Michel travaille ensuite, toujours à Paris, pendant cinq ans, dans un atelier fabriquant d'importantes pièces de joaillerie pour la maison Bulgari de Rome. Il se mari a Marie-Hélène Brou qui me donne naissance le 23 octobre 1977. Après avoir obtenu un certificat d'aptitude professionnelle de sertisseur en joaillerie et un brevet de gemmologie, il revient à Québec en 1978 pour exercer son métier au sein de la boutique familiale.

De retour à Québec en 1978, il décide de fabriquer tous ses bijoux entièrement à la main sans utiliser aucune des techniques de moulage.

A la fin de l’année 1997 il commence à me transmettre l'importance du travail bien fait, toujours entièrement à la main, ainsi que la valeur des belles proportions et des courbes.

Pendant 6 ans j’apprends les rudiments du métier pendant les heures d‘ouverture de la boutique, poursuivant seul mon apprentissage le soir. Sur ces années je passe trois fois trois mois à Paris dans un atelier de joaillerie : Atelier Amalphy  où je travail pour Grisogono, Chopart et Poiray. J’y découvre denouvellesformes plus moderne de joaillerie.

En 2003, suite à certaines différences de vues sur le métier je décide de partir à mon propre compte. Les débuts ne sont pas évidents. Je dois recommancer tout à partir de rien comme mes grands-parents cinquante ans plus tôt. Je fabrique dans le même esprit que ma famille, des pièces faites entièrement à la main et ce, autant des pièces classiques mais aussi des pièces avec des influences modernes.

 

Je place mes pièces dès le début dans une galerie d’art : Coup de Griffe. Puis je travail à temps partiel chez un autre joaillier de Québec, Pierre Morency, pour pouvoir y arriver financièrement. J’y travail pendant 3 ans, pendant ces années je trouve une place pour mes pièces au château Frontenac puis dans une galerie d’art à Kinsey Fall.

 

Finallement en novenbre 2006 je trouve un  local à louer sur l’avenue Cartier, une des plus belles rues commercantes de Québec. J’y fonde ma propre joaillerie, la JOAILLERIE ZIMM’S. En plus d’y offrir mes services je donne l’occasion à d’autres artisans, qui travaillent avec le mème soucis du détail que moi, d’y exposer leurs oeuvres. Céramique, Sculpture de bronze, pièce en bois tourné, peinture sont des objets qui entourent mes bijoux.

J’y fabrique des pièces de joaillerie et de bijouterie entièrement faite à la main selon le goût du client tout en mettant un point d’honneur à la finition, la qualité des pierres et des matériaux et au sertissage.

Après 4 ans de constant labeur et de collaborations dont je suis fier (entre autre, mes chroniques joaillières qui paraissent dans la revue Quartier Montcalm.com) je déménage ma boutique au 92 rue Saint-Jean le 1er Mai 2010. La raison principale en est simple, je passe de locataire à propriétaire de mon local. Cette nouvelle acquisition m’offre une plus grande liberté, chose que je recherche avec ardeur dans ma vie et mon travail.

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L’entreprise

La joaillerie Zimm’s a maintenant presque 4 ans et est maintenant située au 92 rue Saint-Jean tout près du centre-ville. L’ouverture officielle a eu lieu le 1 Mai 2010. J’y travaille seul et y fabrique tous mes bijoux. Je vous y reçois personnellement pour répondre à vos besoins et vous conseiller au meilleur de mes connaissances. Que ce soit un achat d’une des pièces de la boutique ou pour la fabrication d’un bijou original auquel vous rêvez.